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Aurélien Ducroz

Aurélien Ducroz


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Posé. C'est sans doute ce qui définit le mieux ce grand freerideur de 24 ans qui a déjà gagné le principal et qui va maintenant s'atteler à conforter sa position dans le circuit mondial. Le principal, c'est l'Xtreme de Verbier, une compétition qui revient souvent dans ses mots, lors de cette looongue interview réalisée début novembre aux 2 Alpes, pendant le mondial du ski.

Date de naissance :
Sponsors actuels : Dynastar, The North Face, Poc
Skis de tous les jours : Legend Pro XXL

Résultats :
2006 Vainqueur de l'Xtreme de Verbier; Vainqueur de l'Engadinsnow
2005 Vice Champion du monde de freeride IFSA; 2ème de la finale de la coupe du monde à Kirkwood; 5ème à Snowbird; 4ème à Verbier; 6ème à l'Xtreme de Verbier
2004 3ème de la coupe du monde de freeride IFSA; 1er de la finale de la coupe du monde à Kirkwood; 3ème à Whistler; 4ème à l'Xtreme de Verbier
2000 Champion de France par équipe en saut à ski; Vice champion de France senior en saut à ski;

Salut Aurélien, bon, pour commencer tu es né en 1982, à Chamonix. Chamonix même?

Oui, Chamonix même, il y avait une maternité encore à l'époque... Né d'un père chamoniard (guide) et d'une maman parisienne monitirice de ski).

Tu peux nous raconter un peu ton parcours ?

J'ai commencé par faire de l'alpin, et après j'ai fait du saut à ski parce que j'étais trop petit pour continuer l'alpin. A coté de ça je faisais pas mal de ski en montagne, entre autres avec mon père, et puis j'ai fait pas mal de snowboard aussi pendant un moment, en montagne aussi. Et puis ce qui m'a décidé, c'est Didier Laffont qui m'a appelé, il avait besoin d'une doublure snowboard pour son film. Je lui ai dit que je voulais bien doubler mais bon, je suis arrivé là bas il n'y avait que des pro rideurs snowboard, je flippais un peu d'être au niveau... Mais il s'est avéré que ça se passait vraiment en montagne dans des gros gros couloirs, et finalement j'étais le plus à l'aise, même si j'étais moins efficace techniquement, moins beau à voir. Et finalement c'est moi qu'ils ont gardé sur tout le tournage, et c'était génial, un mois et demi d'hélico dans des coins terribles.
Du coup je suis rentré de là bas j'ai dit, OK les gars, oubliez moi, moi je prends mes skis et je me taille. Avec les sous que j'avais mis de coté du film et du boulot de l'été, je suis parti, j'ai fait la RedBull à Chamonix, je finis 18ème. Après je suis allé aux Arcs faire les qualifs de la Freeride des Arcs amateur. Je passe en finale, et je finis 15ème, donc je marque 1 point sur le World Tour. Et comme c'était la finale ils m'ont dit que j'étais qualifié pour l'année suivante. J'ai donc bossé tout l'été, et je me suis dit qu'il fallait que je trouve des skis, des vêtements, et avec les sous que j'aille voyager et que j'y aille pour essayer, parce que c'était vraiment le pari de faire ça et puis ça a marché pas trop mal.

Hiver 03/04, donc, je suis parti à Whistler qui était la 1ère étape du World Tour, et je finis 3ème. Ça a été super particulier parce que je suis arrivé là-bas je ne connaissais personne. Déjà je voyageais tout seul... ça a été un bordel, j'ai pété ma carte bleue, je pouvais plus payer l'hôtel, je suis sorti par la fenêtre. Je suis arrivé la veille de la compète, c'est les mecs de chez Dynastar qui m'ont logé

Alors que tu étais chez Salomon...

Oui enfin j'avais des skis Salomon... je n'étais encore chez personne...
Le lendemain on est allés reconnaître la face et c'est Manu (Gaidet) qui m'a expliqué ce qu'attendaient les juges. Et puis lui gagne la compète et je finis 3ème. On a fini l'année tous les deux. On était a l'Xtreme ensemble, on a fait tout le World Tour, on n'est partis qu'à deux à la finale de Kirkwood, lui gagne le World Tour et moi je gagne la finale... donc on était deux français et on a tout pris, on est rentrés chez nous, c'était sympa quoi...
C'est en gagnant Kirkwood que j'ai été sponso... j'avais toujours voulu être chez Dynastar... l'année d'avant c'était le bordel, ils changeaient de team manager, j'arrivais a joindre personne... à la 1ere compet des Arcs j'avais rencontré mon ancien patron, Michel Fillon de la fédé, qui m'avait filé des skis. On devait se voir à la fin de l'été mais ça n'avait pas marché et j'étais allé voir Salomon, mais mon idée était de retourner chez Dynastar, c'est vraiment ma marque de coeur, j'ai jamais skié autre chose que du Dynastar. On s'est entendu, ça a marché tout de suite.

Les skieurs qui t'inspirent, tu parlais de Manu Gaidet...

Oui, ce n'est pas mon idéal de skieur mais je le respecte beaucoup, il m'a aidé au départ et il n'était pas obligé de le faire, il m'a vraiment mis sur la voie et je l'en remercie.
Sinon un skieur que j'ai toujours aimé c'est Hugo Harrisson, d'abord parce qu'il est très sympa et aussi parce que c'est le mec posé qui tombe jamais et je trouve ça très beau. Tout le monde dans les vidéos veut voir des crashs, des trucs comme ça, et lui a réussi à faire que tu as envie de voir une vidéo parce que tu sais qu'Hugo il ne tombera pas. Et c'est le seul qui a réussi à faire ça... J'essaye de faire ce que je peux, j'essaye de ne pas trop tomber non plus.
Il a arrêté la compétition mais il a quand même gagné trois fois le World Tour. Maintenant il ne fait plus que de la vidéo. Il a 33 ans, il a arrêté à 29 ans, ce qui est assez tard, comme Manu qui a fini sa carrière à 28 ans.
Il en a fait trois, ça a marché, faut pas trop pousser le bouchon. Ils ont tous les deux arrêté au top donc c'est pas mal.

Pour finir sur ton histoire, tu viens de Chamonix, c'est la station que tu préfères, c'est là où tu rides le plus ?

Oui, c'est l'endroit que je préfère parce que c'est l'endroit que je connais le mieux. Et quand tu es en montagne et que tu pars faire du freeride si tu connais pas c'est très compliqué et ça devient vite dangereux donc tu te réserves ailleurs. Je connais très bien le domaine de Cham et je peux faire beaucoup plus de choses. Mais finalement je n'y ai pas beaucoup skié ces dernières année parce qu'il y a toutes les compètes et les World Tour qui t'amènent a voyager, un photo shoot aux Etats Unis, on va filmer ici, là-bas... Je me suis aperçu que finalement ces trois dernières années j'ai très très peu skié chez moi et c'est ce que je veux changer cet hiver. Je vais faire uniquement des images autour de chez moi, c'est à dire en Europe, en voiture. Pas d'avion pour aller filmer en Alaska. Je veux vraiment filmer sur Chamonox, Verbier des choses comme ça, vraiment dans les Alpes.

Quels sont les coins ou tu as vraiment envie de retourner cet hiver ?

Tout ce qui est Verbier, Grand Combin, Petit Combin, il y a la facilité avec l'hélico quand tu as le budget. J'ai vraiment envie d'aller en Autriche, où je ne suis jamais trop allé skier, parce qu'il y a souvent des très très belles conditions. Je veux vraiment rester dans les Alpes.

L'Alaska, c'est pas ton délire ?

J'y suis allé, j'ai adoré mais en Alaska t'y passes 3 semaines, tu skies un jour et demi, je préfère skier chez moi... Les deux dernières fins de saison je les ai passées en Alaska et j'ai fait 6 jours de ski en un mois et demi sur deux ans. J'aurais été à la maison j'aurais fait beaucoup plus d'images. C'est vrai que c'est fabuleux. Le jour où tu sors et qu'il fait grand beau tu fais des images incroyables mais entre les compètes et ton film en Alaska... tu skies pas de l'hiver ! Tu skies moins que quand t'étais pas pro ! J'ai voulu arrêter ça et finalement je fais mes compètes parce que je veux faire mes compètes mais après je veux rentrer et pouvoir aller vraiment partout. Entre l'Autriche, l'Italie, la Suisse et la France il y a toujours un endroit où c'est bon dans le coin.

Des questions sur le freeride, c'est quoi cette discipline ?

Bah le freeride c'est une discipline qui est venue entre guillemets des baba cools qui en avaient marre de skier sur les pistes et qui disaient un peu « allez vous faire voir nous on va skier dehors et on va sauter des rochers et tout ça ». Vraiment le sentiment de liberté, c'est ça ce qu'ils voulaient.
Maintenant promouvoir un sport sans faire de compétition ni rien ça me paraît impossible, c'est à dire que si tu veux que des gens s'intéressent à un sport, si t'as pas de compétition, si t'as pas un champion ça marche pas. Donc si t'as des sponsors qui s'intéressent et tout ça c'est parce qu'il y a une structure, il y a des compétitions, il y a des champions, un meilleur, un second et un troisième... Sans ça un sport n'existerait pas.

C'est quoi en tant que sport le freeride ? Comment ça se passe finalement ?

Eh bien c'est faire les plus belles descentes sur des faces vierges, que ce soit en compète ou pour toi. Pour moi, j'ai la chance de pouvoir choisir la montagne et la face mais le but c'est de faire la plus belle descente que je peux, la plus belle ligne. Après quand je suis en compète, à part la face qui est imposée, la ligne que je vais faire c'est pareil, c'est moi qui la décide... Je vois cette face, je vais essayer de l'exploiter au maximum pour faire la plus belle ligne et me faire le plus plaisir sur cette ligne-là.

C'est quoi pour toi une belle ligne ?

Ca dépend. Pour moi une très belle ligne c'est une ligne qui est directe. Quand t'as un point de départ et un point d'arrivée, c'est de prendre l'axe le plus direct possible. Je déteste les gens qui vont à droite à gauche, chercher un saut là, un autre là, ça me gonfle, c'est irregardable et c'est très très chiant.
Alors que le mec qui part du début à la fin, qui descend en skiant en faisant des belles courbes machin, il y a un saut il le saute mais il va pas non plus chercher les ennuis... voilà, tu sens le mec qui est là pour se faire plaisir et pas pour montrer quelque chose.
Moi quand je descends une face, bon forcément t'es en compète donc t'es obligé de montrer quelque chose, mais quand même le but c'est que si j'arrive en bas et que je me suis vraiment fait plaisir, je sais que le run sera bon. Alors que si le mec il est allé chercher ce caillou là et ce caillou là, je suis pas sûr qu'il se sera vraiment fait plaisir, et puis il aura fait que des traversées à la con, alors que celui qui aura skié fluide tranquille, qui aura fait sa ligne en prenant les obstacle qu'il y avait sur son chemin, peut en allant chercher un petit truc un peu plus dur pour marquer des points... mais voilà je pense qu'une belle ligne c'est une ligne directe.

Sur les critères, quelle est ton préféré ?

Moi c'est plutôt la fluidité qui a marché au début. C'est l'avantage que j'avais du saut à ski, j'avais l'habitude d'arriver sur un tremplin à 90 à l'heure, sur un 120m, donc quand je suis arrivé sur les barres rocheuses j'avais pas peur d'arriver à 50 et donc je ralentissais pas. A Whistler c'est ça qui a fait que j'ai eu le podium. J'avais pas fait la ligne la plus impressionnante, j'avais pas fait les sauts les plus impressionnants mais il n'y a eu aucun temps d'arrêt et presque pas de ralentissements, c'est allé fluide de haut en bas. C'est un peu ma marque de fabrique...
Mais c'est comme tout, au début ça a marché, la deuxième année il en fallait un peu plus parce des gens avaient vu donc forcément y'en a d'autres qui arrivent avec de la fluidité aussi et qui ne ralentissent pas non plus. Pour essayer de gagner chaque année il faut apporter d'autres choses, comme cette année c'est la première année ou j'ai essayé des saut per', comme à l'Xteème de Verbier où je fais deux lincolns, ça s'était jamais fait mais voilà, c'est parce que j'ai fait ma ligne fluide de haut en bas qui était très directe, en rajoutant ma progression personnelle.
Au début je faisais ce que je savais faire et puis au fur et à mesure j'ai appris d'autres choses, j'ai appris a le faire en dehors de la compétition et puis aujourd'hui j'arrive à le faire en compétition. Mais j'ai encore plein de choses à apprendre...

Justement, qu'est ce que tu travailles dans ton ski en ce moment ?

Je travaille surtout mes sauts en fait j'ai jamais fait vraiment de freestyle...

Tu parlais de Thomas Diet tout à l'heure...

Ouais, c'est un mec que j'aime bien, c'est mon pote et il arrive à faire plein de trucs là dessus, Moi je sais que dans ma progression aujourd'hui, niveau du ski et fluidité ça marche, j'arrive à faire ce que je veux. Au niveau des sauts, j'étais pas assez bon donc je travaille pas mal là dessus, et j'ai travaillé tout l'hiver dernier les Lincoln et j'ai posé à l'Xtrème de Verbier.
Après j'aimerais être plus stylé, poser le corps plus fluidement. Quand j'ai arrêté le saut à ski je faisais 58kg à jeun, donc à ma 1ère saison j'étais vraiment maigre, et au niveau des cuisses j'en chiais vraiment. Tu peux pas faire du beau ski quand t'en chies physiquement, quand t'es à l'agonie, sur une image ça se voit vachement... J'ai bien bossé physiquement pour me poser plus en ski. Finalement ce sont vraiment les sauts et le physique que je travaille en ce moment...

Et ça ça se travaille comment le physique pour toi ?

Avec un entraîneur. J'ai un coach à Chamonix et on travaille tous les jours, tout l'été, en salle. C'est un travail assez complet. Parce qu'il y a deux ans, à l'Xtreme de Verbier, les 300 derniers mètres de mon run je les ai fait tout droit parce que j'étais sec. J'ai pas pu faire ce que je voulais et ça m'a bien gavé. J'ai bossé pendant deux ans et cette année j'ai pu faire un lincoln en bas de la face, ce que je n'aurais jamais pu faire à l'époque.

Ca c'est la préparation générale, mais sur une grosse course tu te prépares comment ? Je pense à la gestion du stress et de la peur, Adrien Coirier me disait qu'il fait de la méditation sous cascade par exemple...

Alors, je pense que quand tu es préparé, si tu sais que tu peux tailler une courbe et faire les choses, bref, si tu pars pour gagner, tu as beaucoup de chances d'y arriver. Donc j'essaie de mettre le maximum de chances de mon coté en amont, par l'entraînement physique, je fais aussi assez gaffe à la préparation de mes skis. Après c'est sur les choix de ligne, je fais particulièrmeent attention à ne pas en faire trop et à en donner assez, c'est à dire à vraiment reconnaître comme il faut et à ne pas craquer, c'est à dire à ne pas me dire « tiens je vais sauter ça, ça va être beau » alors que j'ai une chance sur deux de me la mettre. La plus grosse pression c'est à l'Xtreme de Verbier, parce que le départ il est vraiment vener... Mais une fois que tu pars, une fois que tu as pris trois virages, d'un coup ça redescend bien et t'es bien dans ce que tu fais et ça marche.
Mais c'est assez compliqué la gestion de la peur parce que... Ce que je décide de faire c'est que je sais que je peux le faire. J'ai jamais sauté 35 mètres de haut, c'est pas du tout ma marque de fabrique, je préfère sauter 10 mètres vite et poser sur mes deux pieds, je trouve ça plus beau qu'un mec qui va sauter 20 mètres et se mettre un crash derrière. La performance sportive pour moi, c'est ça. Parce que un mec qui saute de 40 mètres et qui se crashe, ma mère elle peut le faire. Elle va avoir peur, mais je la met en haut, je la pousse et elle va tomber.

Tu parlais de reconnaissance de ligne, mais quand tu arrives dans un endroit que tu n'as jamais vu, genre Kirkwood, ou Whistler, comment ça se passe?

Déjà j'essaie d'arriver plus tôt que deux jours avant. Pour les épreuves du World Tour, c'est compliqué mais souvent on a droit à une reconnaissance avant, donc c'est bien. Le pire ça a été mon premier Xtreme de Verbier, je me suis pointé en bas de l'Xtreme, j'avais jamais vu cette putain de face, et j'avais une journée avec mes jumelles pour regarder, et le lendemain je partais du sommet. Donc déjà tu te dis, je vais passer là, je vais prendre cette ligne... et pour ma première année, j'avais choisi une ligne qui me paraissait un peu tendue, qui était vraiment pas évidente, c'était dans l'axe, mais bon j'avais envie de la faire, je la trouvais jolie. Et en fait, après on a eu 9 jours de retard de course. Donc pendant 9 jours, tu vois la face et tu peux pas y aller. Je suis arrivé en haut j'étais tétanisé.
Sur les épreuves du World Tour on a souvent droit à une reco et quand on a pas le droit les faces sont vachement moins difficiles donc il y a beaucoup moins de risques.
Mais c'est sûr que quand tu arrives sur une face que tu n'as jamais skié c'est toujours assez bizarre, parce que tu as jamais skié à un endroit et c'est pas que tu dois la rider juste en descendant, c'est que tu dois la rider en envoyant et en donnant le meilleur, et sans tomber, surtout à l'Xtrem où tu n'as pas le droit de tomber.

C'est vrai que souvent sur les étapes du World Tour c'est des mecs du coin, dans les 10 tu as souvent 5 locaux...

C'est clair, parce qu'ils connaissent la face par coeur, ils peuvent la rider plein de fois. Alors que pour l'Xtreme de Verbier, la face est fermée un mois à l'avance, personne la ride. Même si tu la ride un mois et demi à l'avance, les connditions auront changé...

Pour toi c'est LA référence en compétition freeride?

Ah oui! Pour moi, c'est ce qu'il faut montrer! Si des gens veulent voir une compétition de freeride, je leur dis allez voir l'Xtreme de Verbier. Parce que vraiment c'est beau, la montagne est magnifique, les runs sont magniiques, c'est beau, c'est raide. Le spectateur il est en face de cette énorme montagne, il voit des tout petits bouts de mecs qui descendent, et même un monsieur tout le monde qui ne connaît pas les mecs a peur pour eux. Et puis il y a une vraie organisation, c'est propre, c'est bien fait.

Bon on était dans un registre très masculin, donc je vais te poser ma question récurrente : et les filles là dedans?

De plus en plus il y a pas mal de filles qui arrivent et... oui, qui ont vraiment des couilles. Après elles ont des skis différents, beaucoup plus fins que les garçons, elles s'économisent beaucoup plus que les garçons, mais elles commencent à envoyer sur les barres. Pour la première fois elles étaient invitées à l'Xtreme de verbier l'année dernière, quatre filles, et même si elles avaient très peur elles n'ont pas été du tout ridicules, elles ont skié de haut en bas.
C'est quand même une énorme performance, parce que physiquement c'est une horreur...

{context}

Pour la saison qui vient, tes objectifs?

D'abord l'Engadine Freeride, c'est une course difficile, souvent avec des conditions très dures, parce que c'est en début de saison. J'aime bien commencer par l'Engadine avant le World Tour parce que c'est un peu moins important pour moi, et ça reste une compétition qui est plus dure qu'une étape de World tour.
Après le WT bien sûr, c'est mon objectif premier, et c'est bien, parce que cette année il y a cinq étapes, au lieu des trois de l'an passé. Et puis l'Xtreme de Verbier, bien sûr.

Pour terminer, comment tu vois le ski et les skieurs dans 10 ans?

Ben moi j'ai l'impression que le freeride il est monté trop fort, il est redescendu parce que personne n'était prêt, mais je crois qu'il y a de plus en plus de compétitions, qu'on vend de plus en plus de skis de freeride, et j'espère que dans dix ans on verra encore un beau World Tour avec les minots qui sont aujourd'hui sur des skis...

Propos recueillis par Mathieu Ros
Merci à Virginie Mercier/buzz2com

Les réactions : 100% positif 0% negatif (12 réactions)

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 - par paloch, 02 janvier 2007
vraiment bien
 - par Flugel, 02 janvier 2007
 - par roufff, 02 janvier 2007
sa fait plaisir un article ou on parle que de freeride
 - par flocon hargneux, 02 janvier 2007
Des questions très pertinentes, de grandes qualités de journalisme !
 - par bernard100, 02 janvier 2007
gg
 - par CaEnvoieDuDiot, 02 janvier 2007
Très bon rider, et puis....c'est tellement bon le Freeride =
 - par Ottakar, 02 janvier 2007
 - par neoprene666, 03 janvier 2007
ben on va lui dire un gros merde pour la saison !!!
 - par G, 03 janvier 2007
bien
 - par max_the_rider, 04 janvier 2007
alors ca... " Parce que un mec qui saute de 40 mètres et qui se crashe, ma mère elle peut le faire. Elle va avoir peur, mais je la met en haut, je la pousse et elle va tomber. " faut la retenir... magnifique!
 - par Julx, 06 janvier 2007
Bel article
merci skipass.com
 - par oakley73, 27 février 2007
joli !!!


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