Témoin d'avalanche
Retrouvez tout l'hiver des sujets orientés pratique, découverte et pédagogie en partenariat avec l'Association Nationale pour l'Etude de la Neige et des Avalanches (www.anena.org).
Conseils pratiques si vous êtes témoins d'un accident d'avalanche.
Il existe un certain nombre de situations que l’on souhaite ne jamais vivre. Malheureusement, elles peuvent se présenter, et il est, dans ce cas, préférable d’y avoir déjà réfléchi. Cela permet en effet de réagir mieux, et plus rapidement. Ainsi en est-il de l’accident d’avalanche, accident pour lequel la rapidité de réaction et de mise en œuvre des recherches et des secours est primordiale. Rappelons en effet qu’une victime dégagée de son étau de neige en moins de 15 minutes a presque 100 % de chances de survivre à son accident, à la double condition de ne pas avoir été tuée ou mortellement blessée pendant l’avalanche, et de faire l’objet des soins adaptés à son état dès son dégagement. Par contre, après 35 minutes, elle n’a plus que 35 % environ de chances de survie.
Que devez-vous donc faire si vous êtes témoin d’un accident d’avalanche ?
Le premier réflexe est d’éviter un sur-accident : pensez donc d’abord à vous et aux personnes qui n’ont pas été emportées. Mettez-vous et mettez-les à l’abri de l’avalanche ou d’une éventuelle seconde avalanche. Pensez également, pendant toute la durée des recherches, à surveiller qu’une seconde avalanche n’est pas en train de descendre, en mettant éventuellement en place un guetteur qui vous préviendra le cas échéant.
Pensez ensuite à la victime emportée. Essayez de la suivre des yeux pendant l’écoulement de l’avalanche. Il faut en effet repérer le point où vous la verrez pour la dernière fois et le marquer (bâton ou ski planté). C’est précisément à l’aval de ce point que vous devrez la rechercher.
La suite dépendra de votre équipement. Si vous avez un ARVA (appareil de recherche de victime d’avalanche), et que la victime en a un aussi, vous ferez la recherche selon les méthodes usuelles auxquelles vous vous serez au préalable entraînés. Dans ce cas et si vous avez aussi une sonde et une pelle, vous avez statistiquement 7 chances sur 10 de retrouver la victime vivante.
Si vous n’avez pas d’ARVA, observez de vos yeux la surface de l’avalanche pour voir s’il n’existe pas d’indices visibles vous permettant de localiser la victime. Vous pouvez aussi sonder le dépôt avec votre bâton ou votre ski. Concentrez-vous sur les zones préférentielles (bordures du dépôt, replat, amont des rochers ou des arbres). Et si après 10-15 minutes, vos recherches sont infructueuses, partez prévenir les secours, non sans avoir balisé le terrain, pour que ces derniers puissent le reconnaître facilement. Mais dans ce cas-là, les chances de retrouver la victime vivante ne sont plus que de 2 à 3 sur 10.
Par François Sivardière
Plus d'infos sur ce thème
Conseils pratiques en cas d'accident sur le site de l'ANENA
Questionnaire pour les témoins d'avalanches pour aider l'ANENA, vos témoignages sont précieux
Analyse d'une avalanche de plaque (PIAU 2005) par François Sivardière



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(13 réactions)
Encore un bon article de la rédac'!
[img]http://www.raquette.free.fr/photos/6_3_3.jpg[/img] et on est à 1100m dans les Bauges
PENSER A TOURNER VOS ARVA EN MODE RECEPTION!!! Ca serait bete de recevoir le signal de ton pote a cote de toi...
La meilleure chose a faire si vous etes nombreux est que l'un d'entre vous donne les directives: "Toi tu surveilles une potentielle seconde avalanche, toi tu cherches les elements de surface, vous, aux ARVAS, toi t'appelles les secours..."
Enfin... Je ne souhaite ca a personne... Restez prudent.
Dernier truc, si vous etes pris dans une avalanche, le premier reflexe a avoir est de se boucher la bouche et le nez, et des que l'avalanche est stabilisee, faites (du moins, essayez) vite une poche d'air autour de votre visage.
une autre vision de voir les avalanches.
http://perso.orange.fr/duclos.transmontagne/index.htm
/> Merci alain.
un truc a ne pas oublier, l'humilité devant la montagne, c'est pas parce qu'on a des gros skis qu'on fait n'importe quoi
L'ARVA ne vous sauvera jamais la vie, mais aidera a vous retrouver
et enfin, le drapeau a Damier c'est pour les WAF? demandez pas aux pisteurs si on peut aller skier ça ou ça, y vous diront tjs non, demandez leur la direction du vent, les faces exposées...
Et bravo pour le travail de prévention et d’étude des risques d’avalanche réalisé par l’ANENA, en espérant une année 2007 moins meurtrière que la précédente, bon ski à tous…